Rencontre avec Kursed (+ video live)

Par le 25 mai 2016

Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler du groupe montpelliérain Kursed, mais dans cette petite entrevue faite entre les balances et le concert qu’ils donnaient ce soir-là au Rockstore spécialement pour la release party des Fabulous Sheep, nous avons eu l’occasion de parler de leur futur album, de leur tournée actuellement en cours, d’envies, de rencontres.

Misophone c’est littéralement « la haine des sons » mais aussi le nom de votre futur album, c’est assez paraxodal pour le nom d’un album de musique non? 

Tu vois juste, c’est justement ça qui nous plaisait, le paradoxe de ce nom d’album. Ce nom est presque une oxymore finalement et de manière naïve on peut le percevoir comme un album de rock, le rock ça fait du bruit, je suis donc le voisin misophone qui a la haine contre le son que l’on fait.

Quelle couleur aura donc l’album Misophone ?

L’EP Apple et l’album ont été enregistrés au même endroit à Miramas au studio Le Petit Mas par Lionel Buzac ex leader de SOMA. On a tout enregistré d’une traite en prise live, on s’est d’abord concentré sur les morceaux de l’EP puis ensuite l’album en essayant de garder une cohérence. Misophone va concrètement ressembler aux morceaux de l’EP mais en plus « ouvert ». On a cherché à aller dans des sonorités plus pop, mais aussi plus grunges, plus énervées tout en restant sur la ligne directive de notre dernier opus.

Comment composez vous?

Généralement c’est Hugo le lead singer qui trouve des idées de riffs de guitares ou des morceaux plus ou moins aboutis et les propose au groupe, si on valide on amène ensuite chacun notre pierre à l’édifice sur chacunes de nos parties propres. On fait les arrangements ensemble.

Comment se passe votre tournée ? 

On l’a débutée en septembre, elle se nourrit au fur et à mesure. On a déjà comptabilisé une cinquantaine de dates entre le mois septembre et mai, que ce soit dans des cafés concerts, des SMAC ou encore des festivals pour cet été. Tout s’est très bien passé pour le moment, on a de belles dates qui arrivent notamment au festival This Is Not A Love Song à Nimes. On a de la chance d’être soutenus par les SMAC locales comme Paloma, Victoire 2 ou encore El Médiator.

Ce que l’on pourrait vous souhaiter ?

Des dates, toujours plus de dates, des belles rencontres, des scènes de plus en plus grosses. On est assez contents de ce qu’il se passe maintenant et on espère que ça va continuer comme ça, ça avance dans le bon sens faut pas que ça s’arrête. Les albums c’est quelque chose « d’obligatoire », une sorte d’alibi pour faire de la scène.

Quelles sont les retombées de cette tournée, de bonnes nouvelles? 

La presse s’intéresse plus à nous qu’à l’époque, du coup c’est plus simple. On est inconnu du grand public, donc quand on joue dans des villes loin de chez nous c’est déjà plus simple pour attirer l’attention et défendre son projet. On commence à avoir une base de fan assez solide sur la capitale grâce à de belles dates au Bus Palladium, L’international ou encore la Boule Noire.

Crédits captation live : Quentin Vialatte x Yoan Boutet
Crédit photo : Yoan Boutet
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