Beautiful Lies

Birdy


25/03/16

Warner Music

6.5
Par le 25 mars 2016

C’est un retour pour la jeune britannique Birdy aujourd’hui qui revient avec un troisième album Beautiful Lies (Beaux Mensonges en français) qui nous parvient trois ans après la parution du précédent. Prédite pendant un temps comme la nouvelle Adele par la voix, l’artiste anglaise affirme avec ce nouveau disque le chemin pop déjà entamé en 2013 avec Wings, loin de l’étiquette « mignonne » et « fragile » collée deux années auparavant avec la parution de son premier disque éponyme qui était composé uniquement de reprises (Bon Iver, Phoenix, The National). Elle signe avec ce nouveau disque un long recueil de pop moderne que nous allons décortiquer à travers cette chronique.

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Amorcé par le premier single « Keeping Your Head Up » paru il y a un mois, cumulant à ce jour près de 3 000 000 millions d’écoutes à travers le web, ce nouvel opus long de dix-huit morceaux dans sa version deluxe marque une direction forte pour Birdy vers un chemin classique, n’hésitant pas à se frotter de très près à la pop/folk épaisse et efficace menée par deux références dans son pays en la personne de Kate Bush et Florence + The Machine. L’artiste apporte sa pierre à un édifice déjà grand avec cet LP armé de ses ballades soyeuses au piano et un récital vocal au tempo doublé contrairement au précédent opus, il en est de même des morceaux « Wild Horses » et « Take My Heart« . La chanteuse semble s’être aussi inspirée des mélodies asiatiques à l’image des titres « Hear You Calling » et « Growing Pains » portés par des luths traditionnels et allusions aux tambours bouddhistes.

« Shadow » son deuxième single s’inscrit lui dans univers plus doux prenant des airs d’opéra et qui nous démontre dans les meilleures conditions l’évolution et l’étendue de sa palette vocale accompagnée par ailleurs sur ce morceau d’une chorale. La chanson « Save Yourself » oscille elle sur un ton plus pacifique et morose, comme une berceuse, magnifique. « Lost It All » revient elle vers des bases plus pures délivrant des notes de piano inspirées de Norah Jones et Regina Spektor, simple et venue à point nommée au milieu de cette longue tracklist. « Beautiful Lies« , le titre de son album est lui aussi dans cette autre direction, les arrangements à cordes en plus pour une touche de noblesse dans ce récital assez épais sans oublier « Unbroken » qui est aussi dans cette même direction. Un peu de Lana Del Rey se place aussi dans ce disque avec « Silhouette« , véritable remake du « Video Games » de la new-yorkaise que s’accorde l’anglaise ici.

Après avoir accouchée d’un second opus en 2013 passez quelque peu à la trappe, ce Beautiful Lies remonte la pente. Il ne fait aucun doute que Birdy à l’étoffe et la voix pour être promise à une belle carrière et ceux, même malgré un nouveau disque quelque fois long et un brin trop divers dans sa direction artistique qui n’enlève en rien la qualité d’un bon disque pop.

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