Eddy La Gooyatsh et sa poésie contemplative

Par le 09 mai 2016

Eddy la Gooyatsh n’en est pas à son premier album, après L’amour et l’eau fraîche  en 2006 et Chaud en 2009, le voilà de retour avec Beaurivage sorti le 4 mars 2016 ; parfait carrefour entre une pop douce et poétique et un rock plus brut et mélodique.

L’album est inlassablement mélancolique, des arrangements épurés, des guitares fondamentalement rock, une voix lascive quasiment désabusée sur des textes en français prodigieusement écrits. Beaurivage est une invitation à la contemplation des sentiments, comme un tableau aux gestes lents.

Eddy La Gooyatsh et sa poésie contempla

 

Citant ses influences : « des Beatles à Chet Baker en passant par la musique surf, cubaine, ou hawaïenne« , on peut se rendre compte qu’Eddy est un fin chimiste de l’affect et qu’il réussit à doser savamment chaque inspiration en la réinterprétant à sa façon. Ses textes, quant à eux, sont animés par une verve habile et délicate nous rappelant celle de Babx. De la pop oui, mais avec de beaux textes qui redore le paysage musical français dont la langue française est bien souvent mise de côté au profit de l’anglais plus mélodique.

Quand Eddy la Gooyatsh délaisse ses ballades contant l’amour triste, c’est pour se parer d’une ambiance surf rock aux accents psychédéliques, plus brute, plus torturée ou encore d’une folk sage flirtant avec un violoncelle. Beaurivage est en définitive un album complet, doté de plusieurs teintes, l’amour y est dépeint dans diverses couleurs et à chaque combinaison le résultat est admirablement réussi.

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