Norma at Victoire 2 © Jean Luc Bouzdia

Rencontre avec Norma

Par le 21 novembre 2016

Tantôt des airs d’icône rock 90’s, tantôt des airs de Calamity Jane tout droit arrivée de Nashville, Norma joue avec les genres et en impose pas mal. Derrière ce condensé de figures féminines à la PJ Harvey, Fiona Apple ou encore Nico, j’ai pu découvrir suite à sa première partie pour Radio Elvis , une jeune femme douce et pétillante qui semble n’avoir besoin de personne pour savoir ce qu’elle veut et où aller, une sorte héroïne à l’américaine prônant le girl power et le « do it yourself ».

 

Pour commencer, comment décrirais-tu ta musique ? 

Je dirais qu’elle a un côté très nineties, parce que c’est là que j’ai eu mes premiers émois musicaux et après il y a plein d’autres influences. C’est la pop dans l’essence mais il y a un côté rock dans l’énergie surtout quand on joue en trio et parfois même un côté folk. En fait il faudrait que j’ai une réponse pré-écrite pour cette question que l’on me pose à chaque fois, parce que je n’aime pas vraiment définir ma musique en terme de catégories, donc je vais te dire ce que c’est de la musique du coeur.

Tes influences ? 

Quand j’étais petite ma mère écoutait beaucoup de pop anglaise contrairement à mon père qui était plus blues, country américaine. Du coup j’ai évolué dans ces deux univers jusqu’au jour où j’ai découvert par moi même dans les années 90 en regardant MTV tout ce univers de pop grunge avec PJ Harvey ou encore le R’n’B fin des années 90 début 2000 avec Alicia Keys, qui m’ont beaucoup inspiré en terme d’écriture des chansons et de son surtout. Je suis hyper nostalgique et je suis à la recherche de ce son là ; brut et mélancolique.

Norma at Victoire 2 © Jean Luc Bouzdia

© Jean Luc Bouzdia

Plutôt ambiance live ou studio ? 

Live, de loin le live. Enfin, le studio je déteste quand c’est officiel mais j’adore enregistrer chez moi sur mon ordinateur, c’est mes moments préférés de musique, c’est supérieur au live, à tout. Quand je suis toute seule et que la chanson naît, que j’enregistre petit à petit tout les instruments et que tout se superpose et que j’arrive à retranscrire ce que je ressentais, c’est quasiment pour ça que je vis.

Depuis combien de temps le projet Norma existe t-il ? 

Je crois que ça fait un peu plus d’un an mais j’ai toujours eu des projets musicaux. Je viens de Toulouse et là-bas ce que je faisais était relativement amateur puis j’ai décidé de partir sur Londres pendant plusieurs mois pour réfléchir et à c’est à ce moment là que je me suis dis qu’il fallait que je fasse de la musique absolument. Donc je suis partie sur Paris et tout à commencé.

« Girl In The City » qui est la chanson d’ouverture de ton EP Badlands est une chanson engagée qui parle clairement du harcèlement dans les rues ou encore du sexisme au travail. Quels autres sujets abordes tu dans tes textes ? 

C’est rarement réfléchi, c’est une sorte de truc qui vient comme ça. Parfois quand je marche dans la rue j’ai des paroles qui viennent. C’est souvent inspiré (dans l’univers) de ce que je lis ou ce que j’ai vu comme films. Par exemple en ce moment je lis Rebecca de Daphne du Maurier et je sais que je vais probablement écrire une chanson tirée de l’ambiance du livre, mettre en place des décors cinématographiques avec les mots. Mais au final je parle de choses qui m’animent.

Quelles sensations t’apporte la scène ? 

Alors là tout dépend de si ça se passe bien ou pas, de ce que me renvoie le public et puis de moi de mon humeur et c’est vraiment très variable. Mais en général c’est un peu moment de grâce où je suis dévouée à mes chansons. Quand ça se passe bien, je me laisse portée et c’est hyper émouvant de les jouer et c’est ce que je préfère. Et en solo comme ce soir c’est plus intimiste, si je me trompe je m’arrête et je recommence, je prends mon temps. Alors qu’avec le trio c’est plus le défouloir, un exutoire.

Les projets pour le futur ?

Des dates, des dates et encore des dates, je compte sortir un clip pour chaque morceau de mon EP Badlands sorti le 18 Novembre. Imager toutes les chansons et tout faire moi même, j’ai une vision très précise de ce dont j’ai envie.

Que penses-tu de la musique actuelle ? 

En France j’avoue que je n’écoute rien, puis en étant immergée dans le milieu j’ai un peu de mal, je vois tout les ressorts et je trouve que tout se ressemble, tout est hyper formaté et perd l’essence de la musique. Après c’est une vision un peu négative, il y a des choses contemporaines que j’écoute mais c’est américain comme Angel Olsen, Wize blood. Je suis un peu défaitiste, j’aime pas les trucs surproduits sur scène etc.

Un morceau que tu aurais aimé écrire ? 

*longue hésitation* Je crois que j’aurais aimé écrire n’importe quel morceau de Fiona Apple, surtout le titre « Criminal » mais je suis tout aussi contente de l’écouter hein ! *rires*

 

L’EP Badlands est disponible sur toutes les plateformes d’écoutes et de téléchargements légales.

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