Les troubles rock du duo Larkin Poe

Par le 18 mai 2016

Deux filles, une mandoline et une guitare électrique, il n’en faut pas plus pour nous interpeller. Découverte du duo américain Larkin Poe avec un univers entre blues-rock et sonorités roots ainsi qu’un nouvel album Reskinned paru il y a deux petits mois chez Universal encore inconnu au bataillon chez nous en France.

Retour en 2009 d’abord, à l’époque respectivement âgées de 21 et 23 ans, Rebecca et Megan Lovell officiaient à l’époque au sein du trio familial The Lovell Sisters avec leur soeur Jessica avant que celle-ci annonce ces fiançailles ainsi que la reprise de ses études ce qui courra à l’effondrement progressif l’année suivante du groupe jusqu’à sa séparation définitive. Les deux soeurs cadettes annoncent ensuite la formation de Larkin Poe au réveil de l’année 2010. S’en est suivit, la sortie de quatre EP – un par saison – ce qui permettra au deux soeurs de réaliser une tournée à travers les États-Unis et l’Europe et d’accompagner le songwriter britannique d’origine irlandaise Elvis Costello sur les routes. Passage en 2012 ensuite avec la partition d’un cinquième EP Thick as Thieves ainsi qu’un premier album Kin qui a lui, vu le jour en 2014.

Nous voici en 2016, l’année du retour donc pour les deux soeurs de Larkin Poe avec Reskinned. À la première écoute de ce disque, on y découvre deux voix tantôt douces, tantôt éraillés, porté par une énergie brutale et intense à l’image du titre d’ouverture « Sucker Puncher » qui ne serait pas sans nous rappeler le « Out of the Black » de leurs compères de l’autre côté de l’Atlantique, les Royal Blood. Le morceau « Stubborn Love » sonne lui comme un écho lointain du célèbre « Young Folk » de Peter Bjorn & Jehn, plus doux, il montre aussi la large palette d’influence des soeurs Lovell.

LarkinPoe-Reskinned

Sur cet album on y retrouve aussi une ambiance plus sombre et efficace, avec l’écho ici ou là d’un riff de guitare fort, gras et terriblement efficace. Jack White ? Son ora de grand guitariste est présente à travers le doigter de Rebecca Lovell sur le morceau « Trouble in Mind » notamment. Entre des nuances brumeuses et lumineuses, nous retrouvons aussi quelques échappées plus “classique“ du blue-rock/folk américain comme sur le titre « When God Closes a Door » voir complètement dépouillé et débranché sur le assez calme « Crown of Fire« . Un disque assez éclectique sur son ensemble, tout en gardant un fil conducteur cohérent. L’univers de Larkin Poe est plaisant, transpirant les routes de l’Amérique profonde, loin de la ville d’Atlanta, là d’où elles proviennent. On se quittera sur cet album avec une ballade au piano, « Overachiever« , magnifique.

Distillant un style très peu mis en avant en France. Les soeurs de Larkin Poe se placent pourtant en héritières légitimes des Black KeysJack White et autres grands pionniers du rock américain en signant l’un des disque les plus surprenant de cette mi-année.

Plus d’infos :

Facebook l iTunes l Youtube l Site Officiel

, , , , , , , ,