Blues Pills + Mars Red Sky
Le Bikini, Toulouse

Par le 23 mars 2017

Le Bikini (Toulouse) accueillait ce mardi 21 mars le groupe Blues Pills, précédé des français de Mars Red Sky, dans le cadre du Pink Paradise Festival.

  Mars Red Sky, crédit : G.A.B - Photographe
La soirée débute peu avant 20h par le trio Mars Red Sky, groupe psychédélique stoner rock. Dès les premières notes, une ambiance planante s’installe sur scène : nappes sonores et chant lointain sont mis en confrontation avec une basse au son gras et saturé, pour une musique alternant frénésie et délicatesse. Un set qui peut paraître long pour les non-initiés de la musique psychédélique mais qui semble atteindre un bon nombre de spectateur à en voir leurs yeux fermés et les têtes qui oscillent au rythme de la musique. Comme à la sortie d’un rêve psychédélique, la fin du concert me laisse dans un état étrange.. Sensation de songe appuyée par les choix de lumières crépusculaires plongeant la scène dans une semi-obscurité en phase avec le trio. Cette première partie se termine par une fin discrète, laissant humblement la place à la tête d’affiche de la soirée.

Blues Pills, crédit : G.A.B - Photographe

C’est sur les coups de 21H que les lumières de la salle s’éteignent à nouveau. Pas de backdrop mais une sculpture éclairée en lumière noire. Entre alors Blues Pills. Ce groupe formé en 2011 par la section rythmique du groupe américain Radio Moscow et la chanteuse suédoise Elin Larsson fait escale à Toulouse pour la tournée de son dernier album, « Lady in Gold ». Le concert commence d’ailleurs par le titre éponyme du dit album. Rayonnante, Elin Larsson prend possession de la scène comme elle prend possession d’un public pas vraiment dense, mais réceptif à l’attention qu’elle lui porte : « Quand j’étais petite, je voulais venir à Toulouse. Et maintenant, 20 ans après, je suis là ! Merci ! »

Au fil du set, je me rend compte de la constante énergie déployée : manquant de nuances dans son énergie et sa puissance vocale, j’ai tendance à m’essouffler à la place de la chanteuse Suédoise. En effet, même  dans les morceaux les plus calmes persiste cette nervosité dans les gestes et dans la présence. Pourtant, elle conquit. Charismatique à l’extrême et maîtresse de la scène, il est difficile de détacher l’attention de celle qui aura séduit le public toulousain, en ce soir de mars.

Salle noire. Le public à juste le temps d’en redemander que la chanteuse remonte sur scène sous un unique projecteur pour interpréter clavier/chant la balade « I felt a change ». Le rappel de 3 morceaux se poursuit par une reprise de « Somebody to love » (Jefferson Airplane). « Devil Man » finit ce set endiablé. « Toulouse, fais-moi l’honneur de chanter avec moi ! » : la salle ne se fait pas prier pour chanter « Ooh Devil Made« , entraînée, une fois de plus, par Elin Larsson.

Blues Pills, crédit : G.A.B - Photographe

www.gabphotographe.com

, , , , , , , , , ,