MaMa Festival
Paris, France

Par le 02 décembre 2017

C’est le grand rendez-vous de la rentrée ; le MaMA Festival & Convention nous a une fois de plus ravis avec sa programmation toujours aussi qualitative et faisant plaisir à toutes les oreilles. Nous avons passé 3 jours intenses en plein Paris à parcourir les différentes salles participantes à l’évènement pour vous faire une sélection de nos concerts préférés.

Clara Luciani

Décidément un de nos coups de coeur de l’année. C’est devant un Bus Palladium archi complet que Clara Luciani nous a une nouvelle fois éblouis, la pleureuse italienne a tout d’une grande dame, toute de noir vêtue, sa frange soulignant ses grands yeux noirs. Son univers musical lui, est tout aussi lumineux, nous évoquant tour à tour autant Véronique Sanson que Barbara, c’est devant un public complètement acquis à sa cause que Clara aura déroulée un live parfaitement maitrisée accompagnée de ses musiciens.

Clara Luciani • © Thomas Saminada

Lysistrata

On ne présente plus le trio de Saintes aka la sensation forte du rock français, on reste toujours subjugué par l’énergie dégagée par le groupe et l’engouement créé à chaque live. Une union sainte (hoho), quasi divine, chamanique, un véritable grand 8, une maitrise des sensations, des émotions.

Theo Lawrence & The Hearts

Pas de doute, Théo et ses acolytes ont le groove dans le sang. Malgré quelques problèmes de son au début, on ne peut inlassablement pas s’empêcher de remuer les hanches dés la première mesure. On reste blême devant tant de maîtrise à vingt ans tout juste passés, il semble arriver tout droit de Nashville.

Lysistrata • © Thomas Saminada

Geoffroy

Vent de fraîcheur made in Québec en plein Pigalle dans l’ambiance feutrée du Carmen avec la pop épurée de Geoffroy. Présenté ce soir là en formule duo et accompagné de son excellent LP Coastline paru cette année chez Bonsound, l’artiste montréalais nous offre un show intéressant avec des morceaux aux diverses influences qui n’est pas sans nous rappelé les sonorités d’artistes tels que Chet Faker ou Sohn. Une jolie découverte de cette édition du festival parisien.

Geoffroy • © Thomas Saminada

Poppy Ackroyd

Ambiance tamisée aux Trois Baudets pour y découvrir l’une des pépites musicales de cette année. Venue tout droit de Brighton en Angleterre, Poppy Ackroyd est une multi-instrumentiste qui a le vent en poupe dans l’univers du néoclassique actuel ces derniers temps, défendue par les maitres du genre avec en premier lieu Nils Frahm et Hauschka et récemment signée chez One Little Indian Records, label de Björk (rien que ça). C’est avec son album Sketches que la pianiste/violoniste s’est présentée au public ce soir là, seule en scène et emportant à merveille son auditoire pour un concert tout en douceur et un brin rêveur.

Poppy Ackroyd • © Thomas Saminada

INUÏT

On ne les présente plus. Après une première découverte au Printemps de Bourges quelques mois auparavant, c’est à l’occasion des 10 ans de Cinq 7, label ou ils ont signé cette année que nous redécouvrons une nouvelle fois INUÏT sur scène, dans un Bus Palladium sur-blindé pour l’évènement. La bande d’amis nantaise nous embarque aisément dans leur show énergique, entre morceaux d’unissons et nouveaux morceaux qui laisse présager que du bon pour l’album à venir l’année prochaine.

Inuït • © Thomas Saminada

Gracy Hopkins

C’est dans une Boule Noire que l’on pourrait assimiler à un sauna géant que nous tentons de nous faufiler vers une bonne place pour y découvrir l’une des révélations hip-hop hexagonale de cette année en la personne du parisien Gracy Hopkins. Transcendant les barrières musicales et linguistiques, l’artiste nous bluff par sa maitrise de la rime et des expressions, accompagné de productions aux multiples influences aussi bien de genre que géographique. Une belle découverte.

Gracy Hopkins • © Thomas Saminada

Ryan Playground

Autre surprise du festival à l’occasion du label night de Nowadays : Ryan Playground. Artiste montréalaise touche à tout et autodidacte issue du monde de l’électronique, on la découvre en formule DJ set au Carmen pour l’occasion. À notre grand étonnement, notre curiosité reste quand même attisée par la jeune artiste de 23 ans avec son aisance dans la technique et la gestuelle. On attend impatiemment son premier album, produit par Ryan Hemsworth qui sortira sur le label Secret Songs prochainement.

Ryan Playground • © Thomas Saminada

Ragers

Encore un groupe prometteur tout droit venu de Montréal, toujours dans l’ambiance du Carmen, on y découvre cette fois-ci le trio hip-hop organique du collectif Ragers. Acclamé par la presse en Outre Atlantique (The Fader) et sur les scènes majeures de leur pays (Osheaga, MEG, Festival d’Eté de Québec…), on avait hâte de les découvrir ici en France enfin. Leur troisième disque Joshua est très réussi, comprenant d’ailleurs des invités d’excellente qualité avec notamment Husser ou Lou Phelps. Confirmation de tout le bien que l’on pensait d’eux donc sur scène, armés d’instrumentales ravageuses et un flow bien senti, un autre coup de coeur de cette édition.

Ragers • © Thomas Saminada

Best-of des trois jours en image :

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