Rencontre avec Auren

Par le 10 juin 2013

La chanson française devra compter sur une nouvelle artiste. Auren viens de sortir aujourd’hui son nouvel album intitulé sobrement J’ose. Il y a quelques semaines nous l’avions découverte à l’occasion d’une interview chez Naïve, retour sur ses débuts, ses influences et des petites questions avec la jeune artiste.

Hello Auren, est-ce que tu peu nous parler de toi pour commencer ?

Alors, je suis musicienne, chanteuse, auteur et compositeur et je suis lyonnaise. J’ai commencé la musique tôt puisque ma grand-mère m’enseignait le piano ensuite ado je me suis mise à écrire mes premières chansons, écumer les petites salles parisiennes et lyonnaises toute seule avec mon piano et ensuite en 2007 j’ai eu la chance de faire les rencontres d’Astaffort qui est un concours d’écriture parrainé par Francis Cabrel et il m’a donné la chance de faire ses premières parties sur sa tournée « Des Roses et des Orties ». À partir de ce moment là, je me suis dit que j’étais vraiment faite pour la musique. (Rire)

J’ai fait un premier album auto produit qui est sorti en 2009 et qui m’a permis de faire à peu près plus de 150 dates en trois ans et notamment en première partie aussi de Grégoire ce qui m’a permis de bougée à travers la France et puis aussi quelques festivals. Et à partir 2010-2011 j’ai commencé à écrire les chansons de mon nouvel album « J’ose » qui sortira le 10 juin (interview réalisée le 22 mai dernier) et je l’ai testé aussi sur scène avant de rentrer en studio il y a maintenant un an tout juste, les premiers enregistrements ont eu lieu en avril 2012 et j’ai rencontrée Nicolas Dufournet qui est le réalisateur de l’album et qui a vraiment eu un coup de cœur artistique, une personne qui a vraiment réussie à déceler mes envies et même m’emmener au-delà de ce que je pensais, d’où je pensais aller. Et voilà ! Et l’album sera donc dans les bacs le 10 juin.

Pourquoi avoir intitulé ton album J’ose ?

C’est vraiment ce qui me caractérise aujourd’hui… Et dans ma personnalité en tant que jeune femme et en tant qu’artiste. C’est-à-dire osé être soi-même, osé aller au bout de ses envies, osé déplaire, osé faire des choses un peu saugrenues, osé faire des musiques parfois un peu fantasques voilà, et Nicolas le réalisateur m’a beaucoup aidé là-dedans parce que c’est avant tout de la pop qui foisonne d’idée et il m’a vraiment permis d’aller encore plus loin dans la création.

Comment tu décrirais ta musique ? 

Alors je dirais que… (Réfléchie) en tout cas c’est de la pop parce que c’est une musique très variée, je dirais que c’est de la chanson française bien évidemment mais avec la particularité d’avoir plusieurs influences. En fait dans mes influences premières j’ai eu la chance d’avoir une famille qui m’a baignée dans la musique, la variété en particulier de Michel Berger à France Gall…  puis après en tant que musicienne je me suis intéressée à Johnny Cash, Calexico, Enzo Morricone… donc c’est vraiment des influences et des disques que j’écoute très (très) souvent. Et puis Nicolas est arrivé et il m’a fait découvrir aussi un peu les années 80 et donc je dirais que c’est un peu un mélange de tout ça ma musique.

Et du coup, comment est venu l’idée d’être d’abord pianiste et puis après de te mettre à la variété française ?

Au départ le chant c’était vraiment une échappatoire et c’est venu très naturellement, j’ai toujours écrit, toujours tenu un journal intime en étant ado et après je me suis dit pourquoi pas mettre mes mots en musique. Donc c’est venu vraiment de manière très naturel, un besoin de s’exprimer aussi, un message à passer et la scène aussi… c’est vraiment pour ça que je fait de la musique, c’est vraiment pour rencontrer les gens, avoir ce partage, ce moment d’euphorie, de joie et je pense que je fait de la musique aussi pour la scène. Là tu vois je sort de quelques premières parties de Benjamin Biolay et c’est magique ! Pourtant ce n’est jamais évident d’ouvrir des scènes de grands artistes mais c’est rassurant quand les gens ne te connaissent pas de pouvoir avoir ce moment unique de partage et et le public me découvre aussi et moi je découvre le public de l’artiste. C’est vraiment des belles rencontres, mon parcours est fait de belles rencontres donc voilà.

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Comment est arrivée la signature chez Naïve ?

J’ai un producteur qui a produit l’album ect… Et on a vraiment fait un travail artistique en amont comme je te disais tout à l’heure, j’ai testé les chansons de cet album sur scène. On a vraiment réfléchi à ce que j’aie envie de donner, à ce que j’avais envie de créer ect… Et puis Naïve a vraiment apprécié l’album, ça a été une évidence pour eux et pour moi c’est vraiment une maison de disques que j’adore parce que je trouve que c’est une belle maison d’artiste qui reste un label indépendant et j’aime sa mentalité, j’aime le travail qu’ils font. Je me sentais proche des artistes qu’ils ont développés comme Benjamin Biolay justement, j’aime beaucoup le travail d’Asa aussi, beaucoup M83, enfin voilà je me sentais proche de cette maison qui restait à dimension humaine en faite et un peu familiale et c’est pour ça que je suis très heureuse d’être dans cette maison de disques.

Est-ce que c’était important de chanter en français et pas en Anglais comme une bonne partie des artistes francophone maintenant ? 

Oui absolument ! C’est ma langue maternelle et c’est comme ça que j’aime écrire… J’ai appris l’Anglais et j’ai fais des reprises sur scène de par exemple « 50 Ways To Leave Your Lovers » de Paul Simon sur scène ou « Ring Of Fire » de Johnny Cash. J’aime beaucoup chanter en Anglais mais écrire en Anglais je pense que j’arriverais pas à passer le même message, à aller vraiment au plus profond de ce que je veux dire. C’est vraiment un choix mais c’est aussi une évidence en fait ! Je ne me suis même pas poser la question en fait ! (Rire)

C’est quoi la meilleure scène, meilleure première partie que tu es faite ?

La Halle Tony Garnier en première partie de Francis Cabrel parce que je suis lyonnaise, c’est vraiment la grosse salle mythique des lyonnais et le jour ou j’ai appris que j’allais chanter là bas c’était vraiment un rêve d’ado qui se réalisait et c’était impressionnant, j’ai vraiment vécue un concert magique parce que j’ai eu un très bel accueil et puis tout de suite quand on est lyonnais, les lyonnais sont contents de se dire qu’il y a un artiste local sur scène (Rire) et aussi ce qui était impressionnant aussi c’est les applaudissements, la densité des applaudissements je n’en revenais pas parce que c’était la première fois que je jouais devant autant de monde et c’était vraiment magique…vraiment. J’avais même du mal à quitter la scène (Rire).

Quel est le dernier album que tu as acheté ?

Albin de la Simone « Mes épaules » ! Un homme (Rire). J’ai adoré cet album et je suit le travail d’Albin depuis un bout de temps et j’ai toujours apprécié aller le voir sur scène et cet album il m’a beaucoup touchée parce que je trouve qu’il dit avec une justesse et une sensibilité… Il décrit l’homme d’une manière très belle et j’adore les arrangements, j’ai passée un excellent moment à l’écouter.

Le tout premier album que tu as acheté ?

Le tout premier… je crois que c’était un 45 tour, c’était « Maxou » de Vanessa Paradis (Chantonne). Voilà, c’était celui là ! (Rire)

La chanson que tu écoutes en boucle ?

Hum… je dirais « Walk The Line » de Johnny Cash !

Un objet indispensable dans ton quotidien ?

Mon iPhone ! (Rire) Dessus j’ai tout et j’ai même un mini piano quand j’ai une idée de mélodie hop ! Je peu jouer dessus, y a mon dictaphone, les réseaux sociaux, l’accordeur de guitare, y a vraiment tout dedans.

Si tu devais jouer dans un endroit insolite ou mythique ?

Y a un endroit dans lequel j’adorerais jouée et c’est assez raisonnable ça serait les Nuits de Fourvière au théâtre antique de Fourvière en tant que lyonnaise ça j’adorerais ou sinon un truc vraiment kiffant ça serait de jouer à Central Park à New York, j’adore cette ville, j’ai de la chance car ma tante y vit donc je peu y aller et j’adorerais jouer là-bas. L’été ils organisent des concerts et ça serait vraiment un beau moment si j’avais cette opportunité la je pense (Rire).

Est-ce que tu aurais une découverte à nous faire partager ?

Alors y a un groupe que j’adore qui s’appelle Kricha. Ils ont collaborés avec moi sur l’album et puis quelques musiques. J’aime beaucoup ce qu’ils font, du rock ! J’aime bien le groupe Villagers, j’ai adorée, j’ai trouvée que c’était hyper bien fait, j’ai vraiment passée un bon moment. C’était un vrai coup de cœur que j’ai découvert sur Deezer au hasard. Ce n’est pas une découverte mais j’ai vu aussi Gonzales en concert, une vraie claque ! Ceux qui ne le connaissent pas il faut vraiment aller le voir, en piano solo c’est une vraie leçon de musique et un vrai beau moment.

Merci beaucoup !

Merci beaucoup à toi de m’avoir interviewer, je serrais à Paris le 22 juin aux Trois Baudets et j’ai hâte que vos lecteurs écoute mon album !

Remerciement à Naïve et Julie ainsi qu’à Auren pour l’interview.

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