Rencontre avec BRNS

Par le 24 mars 2013

BRNS est un quatuor venu de Belgique. Le groupe est considéré depuis quelques mois comme le nouveau prodige de la scène post-rock/ambiant/expérimental. Rencontre et découverte.

Etes-vous content de la sortie de votre premier album Wounded ?

Antoine: Tout à fait. Il est sorti au Bénélux en mai 2012 et sortira le 15 avril 2013 en France. Actuellement on prépare un nouveau disque. Mais on veut déjà sortir Wounded pour concrétiser tout ce qu’on a fait

A qui est adressée la chanson Deathbed ?

Thimotée: A personne en particulier. Ca parle d’un gars qui s’excuse auprès d’un type qu’il n’aime pas mais il est sur le point de mourir

Avez-vous eu le temps d’aller à Mexico ?

Antoine: Pas encore

Vous avez quitté vos boulots respectifs pour vous consacrez uniquement au groupe. Est-ce une bonne chose ou ressentez vous de la lassitude?

Timothée: On fait plein de choses autour de la musique donc pour l’instant on ne se lasse pas.
Diégo: C’est très dur d’avoir un boulot qui s’accorde avec la musique. La tournée nous a vidé.
César: Au bout d’un moment, on n’avait plus assez de jour de congé pour pouvoir récupérer. Si on fait une centaine de concerts par an, ce n’est plus possible.

BRNS_2-©Olivier-Donnet_une

Qui a fait la pochette de l’album ?

Timothée: Carl Roosens un illustrateur et musicien Belge nous l’a fait. Il nous a fait cinq illustrations, et on a choisi celle qui nous a le plus marquées.

Est-ce qu’en ce moment vous composez ?

Antoine: On a presque fini le nouvel album mais on aimerait encore composer 4,5 chansons pour pouvoir trier et avoir un album cohérent. La dynamique est différente. Au début on a commencé le projet à deux, cela se ressent dans la structure des morceaux. Maintenant il y a une énergie de groupe, chacun y trouve sa place, c’est moins direct et brutal, c’est plus intriguant.
Timothée: Nos compositions proviennent de jam, on compose tous ensemble maintenant.

Où avez vous composé ?

Antoine: On est parti plusieurs fois dans la campagne belge. Cela a été l’occasion de pouvoir partir tous ensemble 4,5 jours, de vraiment travailler en groupe. Au départ ça n’était pas évident.

Avez vous changé votre configuration scénique ?

Diégo: Depuis le début on est comme ça (en cercle). En résidence nous avons essayé de modifier un peu cette configuration mais c’est celle qui nous permet de mieux nous sentir, on peut se voir, communiquer, concentrer l’énergie pour la renvoyer vers le public. Si on était à quatre de front sans se voir ça serait vraiment différent. Même sur les grandes scènes, on est tous au milieu, on ne s’écarte pas trop.

Une fois vous avez joué au milieu du public. Est-ce une inspiration de Dan Deacon? Avez-vous renouvelé l’expérience ?

Antoine: On aime beaucoup Dan Deacon, il est vraiment dans l’happening pur et simple. Beaucoup de groupe maths-rock l’ont fait. On l’a fait une fois dans un squat c’était une expérience super. Fin 2012, on a organisé une tournée de 4 dates en Belgique avec le groupe de Carl. A chaque fois on a joué au milieu du public pour proposer des concerts différents. C’était particulier. On le refera surement dans le futur parce qu’on ne veut pas organiser la même formule live pour que le public n’est pas l’impression de voir dix fois la même chose.

En tant que spectatrice, je trouve que les concerts en journée ont moins d’intensité que ceux du soir lors d’un festival. Est-ce aussi votre ressenti en tant que musicien ?

Timothée: c’est toujours différent. Nous on aime avoir les lumières derrières nous, avoir quelque chose de très mystérieux. En journée c’est particulier, quand on avait joué à Rock En Seine il faisait super beau.
Antoine: En journée il n’y a aucune tension dans le public. Les gens dessoûlent de la veille, sont couchés dans l’herbe. Ils sont chauds que pour les concerts du soir. C’est agréable mais on n’a pas l’impression de vraiment jouer. On aime bien les petites salles avec de la tension, aller chercher les gens.
Diégo: On n’a pas fait énormément de festivals n’ont plus, jouer avec d’autres groupes reste excitant
Antoine: a oui carrément et puis on est en short
Timothée: On envoie la même patate que le soir mais la réception du public est différente

Quel est votre pire souvenir en concert ?

Timothée: il ne faut surtout pas boire. Une fois on jouait au Tricks à Anvers, il nous avait donné pleins de ticket boissons
Antoine: et on jouait à minuit. Tout le circuit électrique de la salle était derrière moi. A un moment je tapais du pied en rythme et ça a éteint le général. Tout s’est éteint sur le dernier morceau.
Timothée: c’est le seul moment du concert où il n’y avait plus que les percussions

Quel est votre meilleur souvenir de concert ?

Antoine: Rock en seine est dans le top trois
Diégo: la cigale aussi
Timothée: les concerts où on sautait dans le public lors de la mini tournée
Antoine: A Bruxelles, une fois on a fait deux concert le même soir. On était en première partie de Yeasayer à l’Ancienne Belgique et 5 min après avoir fini notre concert on est partis en faire un deuxième dans un petit club, Madame Moustache.

Quel est votre album préféré depuis le début de l’année ?

Timothée: PVT
Antoine: Suuns

Remerciements au groupe et Mélissa pour cette interview.

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