Rencontre avec CRi

Par le 17 mars 2017

Après la sortie de son dernier EP Tell Her en 2016, le producteur de musique électronique Montréalais CRi est déjà de retour avec Someone Else, EP dont la sortie est prévu pour le 24 mars prochain. En attendant celui-ci, la chanson « Keep It Real » ft. Jesse Mac Cormack est sortie le 3 mars dernier. On peut assurément s’attendre à quelque chose de beaucoup plus entraînant, aux notes un peu plus “dance“. Nous avons pris le temps d’échanger pendant un moment afin de discuter de sa carrière en tant que producteur de musique, ses débuts et son futur.

Quel a été ton premier rapport à la musique?

CRi : C’est quand même drôle en fait… J’avais plus ou moins 16 ans, je passais du temps avec des amis dans le parc et ça a aucun rapport avec la musique électronique mais on faisait du rap. C’est vraiment à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser à la musique. Je rappais mais c’était vraiment horrible! (rire). Tout ça pour dire que le rap m’a mené à chanter et le chant m’a donné l’envie de produire mes propres sons pour pouvoir chanter dessus. Au final je ne chantais pas vraiment bien non plus donc je me suis simplement concentré à faire des «beats».

 

Et quand tu as commencé à te concentrer sur la production de musique électronique tu travaillais avec quels outils versus maintenant? Quelle a été ton évolution par rapport à tes débuts?

CRi : Au tout début j’étais plus en mode exploration sur mon ordinateur avec des plug-ins ou bien j’utilisais quelques «samples» j’essayais un peu n’importe quoi et ça donnait aussi un peu n’importe quoi. (rire) Par la suite j’ai commencé à m’acheter des synthétiseurs, environ dix dans les dernières années et c’est avec cet outil que les choses ont commencées à se passer. Mon initiation aux synthétiseurs m’a vraiment permis d’apprendre comment construire des sons et de me dissocier des sons pré faits et de bâtir de la musique vraiment à mon image.

_54A5620-HD

Pour ce qui est de ton parcours scolaire, était-il connexe à ton métier?

CRi : Au début non pas du tout, j’étudiais les sciences politiques. J’ai quitté le programme pour travailler et me concentrer sur la production musicale. Un jour, ma mère m’a dit qu’il fallait absolument que je retourne aux études alors je me suis inscrit en musique numérique à l’Université de Montréal. Au courant de mes études j’ai rencontré tout pleins de gens qui font maintenant partie intégrante de ma vie ou qui collaborent avec moi. En gros j’ai aimé mon expérience dans ce programme, c’est très bon pour toute la théorie mais je ne pourrais pas dire que c’est là où j’ai appris à faire de la musique. J’ai surtout élargie mon réseau de contact. Le fait de quitter la maison pour habiter seul m’a forcé à vraiment me surpasser, faire mon propre studio et à faire de la musique à fond. Les études étaient plutôt un prétexte pour quitter et me concentrer sur ce que j’aimais faire.

Parle nous donc de ton EP qui sort bientôt!

CRi : Chaque chansons on leur propre personnalité et se prêtent à un contexte différent je crois. Je trouve que ce EP est plus équilibré au niveau de la qualité que l’avant dernier. Selon moi, le l’avant dernier avait clairement une chanson un peu plus forte que les autres et le nouveau est plus un tout un peu comme le dernier. Ensuite, ce sera plutôt les gens qui pourront me dire ce qu’ils en pensent! Je ne l’écoute plus vraiment puisqu’il est fini, je suis déjà entrain de travailler sur de nouveaux projets. J’ai un peu plus pris goût au «dance music» ces temps-ci mais tout en restant émotionnel et mystique comme mes autres chansons mais peut-être un peu plus «dark» que Tell Her je crois.

Un mot ou une phrase pour le décrire ?

CRi : Introspectif. La recherche de soi. Très philosophique… (rire) 

Tu seras à Osheaga cet été pour la deuxième fois, que nous réserves-tu ?

CRi : Puisque qu’on est à Montréal c’est sur que je priorise à jouer live à plusieurs plutôt qu’un DJ set. J’essai d’amener le spectacle à un autre niveau de manière simple, de trouver une formule grandiose tout en restant efficace dans la réalité du festival où tout se passe rapidement.

Qu’est-ce qui s’envient en terme de spectacles ?

CRi : J’ouvre pour Moderat au Métropolis de Montréal le 18 avril. En mai je vais en Californie jouer au festival LIB et sinon Osheaga cet été.


Un grand merci à CRi pour cette interview. Crédits photos :  Oumayma B. Tanfous (couverture), Yan Bleney (photos article) et MUA par Isabella Forget

En savoir plus :

Facebook l Soundcloud l Instagram l Bandcamp

, , , , , , , ,