Rencontre avec Emilie Gassin

Par le 09 avril 2013

Elle fait partie de ces personnalités au multiples facettes, à la fois footballeuse, dessinatrice, musicienne et grande voyageuse, elle cultive l’art de la curiosité avec délice. Ses premières chansons, elle les a jouées dans les bars de Melbourne ou elle y découvre son insatiable soif d’échanges avec le public et de concert. Voici Émilie Gassin, installée à Paris depuis 2009 après de nombreux voyage dans le pays, elle a fait ses premières parties pour Youssou N’Dour et Ayo à l’Olympia, on l’a découvre aujourd’hui le temps d’une interview.

Hello Emilie, pour commencer parles-nous de toi, d’où viens-tu ? Que fais-tu ? 

Hello there ! Je m’appelle Emilie Gassin. Je suis Australienne, je viens de Melbourne et ça va faire bientôt 4 ans depuis que je me suis installée à Paris.  Je suis auteur/compositeur/interprète et je m’accompagne avec la guitare ou le piano.

J’ai commencé à jouer à la guitare à 14 ans. Cela m’a permis d’avoir un outil d’accompagnement pour les chansons et textes que j’avais écrits auparavant. J’ai commencé à roder mes chansons d’abord dans les bars de Melbourne, après à Paris et maintenant j’ai la chance de jouer un peu partout en France ! Une belle occasion pour découvrir un peu de ce beau pays !

Tu as fais de nombreuses premières partie dont Tryo, Ayo, Youssou N’Dour ou encore Hugh Coltman c’était comment ?

C’est à la fois une super expérience ; on rencontre de supers artistes, on parle, on partage une scène …et puis c’est un très bon exercice. On apprend beaucoup de choses quand on chante devant les gens qui ne sont pas forcement là pour nous écouter. On a souvent très peu de temps, mais il faut conquérir le publique. On pourrait dire que c’est une espèce de défit !

Raconte-nous ta musique, tes sujets de prédilection dans tes compositions, tes textes…

On me dit souvent que c’est de la musique qui fait du bien ! Ce n’est pas forcement un choix ; mais j’écris pratiquement tous mes textes quand je vais bien, quand je me sens heureuse. Cela ne veut pas dire que je fais uniquement des chansons gaies, mais même dans les textes plus sombres il existe de l’espoir. Je ne cherche pas à plonger l’auditeur dans la mélancolie.

Je dirais que je suis là pour accompagner une émotion.

Je parle souvent d’amour…l’amour dans tous ses états ! La joie, la jalousie, le doute, la passion…on m’a toujours dit de parler de choses qu’on connaît. Ce dicton fonctionne tout à fait pour moi.

Est-ce qu’il y a des artistes qui t’influencent tant sur la musique et dans tes textes ? 

Il y en a tellement ! J’ai écouté beaucoup de choses très variées en grandissant. Une des chansons préférées de ma mère ‘17’ de Janis Ian m’a particulièrement marquée. Les chansons de James Taylor et Jewel aussi. Après il y a Nat King Cole et Frank Sinatra pour leur swing. Astrud Gilberto pour sa sensualité. Et puis plus récemment, Fiona Apple et Feist pour leur singularité.

Ton album est prêt ? Il y aura une tournée bientôt ? 

J’ai enregistré mon album il y a presque 2 ans maintenant, à ICP, un super studio à Bruxelles. On a passé deux semaines là-bas, deux semaines que je n’oublierai jamais ! J’ai pu travailler avec une équipe de rêve pour faire de la musique ! Un pur bonheur.

Par contre, l’album sortira à la rentrée de cette année. Entre temps, l’EP, qui sort au printemps, servira à présenter mon univers. Du coup, une tournée est prévue à partir de l’automne mais il y aura quand même des dates d’ici là !

Est-ce qu’on peut s’attendre à des collaborations sur celui-ci ? 

Pour l’instant, il n’y a pas de collaborations, mais c’est quelque chose qui m’intéresse !

Quels sont tes projets dans les mois qui viennent ? 

Plus de concerts, un peu de temps pour l’écriture, mais surtout la préparation de la sortie de mon album ! Je pense que je vais être bien occupée !

 

Petit quiz maintenant, quel est le dernier album que tu es achetée ? 

ALT-J, An Awesome Wave

La chanson que tu écoutes en boucle ? 

Don’t Wake Me Up’ de Lianne La Havas et une version live de ‘Fragile’ chanté par Sting et Stevie Wonder.

Les artistes qui t’ont le plus influencée pour faire de la musique ? 

Il y en a tellement ! Mais notamment Feist, Jewel et deux artistes australiens, un groupe qui s’appelle George et une chanteuse qui s’appelle Missy Higgins. Ce sont des artistes naturels et simples qui défendent leur univers musical et qui m’ont toujours fait rêver.

Le tout premier album que tu es achetée ?

Je crois bien que c’était Celine Dion ‘Falling Into You’…ou le premier album des Spice Girls !

Un objet indispensable au quotidien ?

Sans hésitation, mon casque d’écoute ! Dans le métro, à la salle de sport, en me baladant…il faut de la musique dans les oreilles !

Plutôt Facebook ou Twitter ? 

Les deux ! Ce sont deux plateformes qui sont indispensables pour la communication. Twitter est super parce qu’on peut rentrer dans une conversation avec quelqu’un. Facebook est peut être moins personnelle mais très efficace pour les photos, vidéos et dates de concerts.

Si tu devais jouer dans un endroit insolite voir mythique, ce serait lequel ?

J’aimerais beaucoup rejouer à Melbourne ! The Forum à Melbourne est une super salle…j’adorerai retourner faire quelques concerts dans ma ville. Sinon, il y a un autre festival à Beirut, où on joue sur une scène pratiquement sur la mer…le rêve !

Une découverte à nous faire partager ? 

Quand j’avais 19 ans, je rentrais à la maison en train après une journée à la fac. Je regardais les gens autour de moi ; des amis, des couples, des gens seuls…il faisait beau, tout le monde avait l’air si bien. Je voyais un train rempli de gens heureux. En rentrant, j’ai pris ma guitare et j’ai écrite mon premier single ‘A Little Bit of Love’ !

Un dernier mot pour la fin ?

Soyez curieux ! Ce n’est pas un vilain défaut !

Merci beaucoup à toi.

Un grand remerciement à Émilie pour avoir acceptée avec gentillesse cette interview.

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