Rencontre avec Giana Factory

Par le 19 septembre 2014

Découvertes et rencontrées lors de l’édition 2014 du festival Rock en Seine, Louise Foo (voix et pad), Lisbet Fritze (guitare et voix) et Sofie Johanne (basse, synthés et voix) nous ont emportés un beau moment dans les contrées nordiques que nous aimons tant. Réunies autour du projet Giana Factory, elles ont apporté la dose de mysticisme et de douceur à la deuxième journée du festival. Elles nous en disent un peu plus…

GiannaFactory-artwork-frontComment allez-vous ?

Très bien merci ! C’est un plaisir de jouer à Rock en Seine.

Pourriez-vous nous présenter le projet Giana Factory ?

Nous sommes Giana Factory et nous venons de Copenhague. Nous jouons de la musique toutes les trois depuis plusieurs années et nous venons de sortir notre deuxième album « Lemon Moon ». Nous tournons actuellement et nous adorons jouer en France. Je pense que l’on peut dire que c’est notre pays préféré. Spécialement la nourriture (rires).

Rock en Seine représente-t-il un gros festival pour vous ?

Oui Rock en Seine est un gros festival. Beaucoup de groupes très cools ont joué ici. Mais c’est la première fois que nous y jouons. C’est vraiment bien d’avoir un festival « dans la ville » comme celui-ci. En général les festivals sont excentrés, à la campagne par exemple, et c’est différent quand ils sont dans la ville. Il suffit de prendre le métro et on y est !

Pourriez-vous partager avec nous le souvenir de votre tout premier festival ?

Voyons voir… C’était le Roskilde Festival ! C’est un gros festival danois et nous y avons joué juste avant la sortie de notre premier album, notre live était donc très jeune, et c’était super. C’est en fait le plus gros festival du nord de l’Europe et nous y allons tous les ans en tant que festivalières. Cela rendait le fait d’y jouer encore meilleur.

Qu’est-ce qui est nouveau sur scène depuis la sortie de « Lemon Moon», votre dernier album ?

La musique a changé d’abord, depuis notre premier album, le live a changé aussi du coup. Lorsque l’on fait un deuxième album la musique évolue, d’une façon ou d’une autre. Les sentiments ne sont plus les mêmes et cela emmène des chansons différentes. Tout est très nouveau pour nous et cela nous procure un matériel nouveau. C’est un nouveau sentiment que nous développons, un nouveau sentiment agréable ! Nous jouons les mêmes instruments mais la performance est différente parce que l’ambiance est différente. Les chansons sont plus simples d’une certaine façon, et plus dynamiques. Et beaucoup plus focalisées sur l’écriture aussi !

Trouvez-vous important de travailler l’identité visuelle du groupe ?

Oui, le visuel sert la musique. Que ce soit par le biais de la photo, de la vidéo… il aide à montrer qui nous sommes et comment nous seront perçues.

Pourquoi chantez-vous en anglais ?

Depuis le début chanter en anglais c’était une façon de toucher plus de gens. Nous venons d’un très petit pays et nous voulons parler à plus de personnes que ça.

Quelle est la prochaine étape pour Giana Factory ?

Nous allons tourner beaucoup en automne en Europe pour présenter notre album.

Il y a-t-il des différences marquantes entre le public danois et le public français ?

En fait nous avons remarqué qu’ils étaient très similaires ! Les gens sont là pour écouter de la musique et non pour faire la fête avec un concert en fond sonore. On sent qu’ils sont réceptifs à ce que nous jouons et cela rend le fait de jouer pour eux très intéressant car il y a un échange. Ils sont plus critiques aussi. En France et au Danemark, il y a une vraie histoire de la musique électronique.

Comment la composition s’organise-t-elle entre vous trois ?

Nous écrivons les histoires toutes ensemble, c’est un processus collectif. Nous amenons chacune des idées et les mélangeons avec d’autres idées. Cela peut être une mélodie, des paroles, un riff de guitare, une ligne de basse… Nous n’avons pas une façon de faire, nous en avons plusieurs, cela dépend de pleins de choses. Mais c’est tout le temps quelque chose de statique qui évoluera ensuite. Nous avons beaucoup d’influences communes, que ce soit en musique, dans l’art etc… Et nous aimons aussi des choses très différentes et c’est ce qui rend le fait de faire de la musique ensemble très intéressant ! Nous venons de l’art, de la psychologie et de l’architecture, donc tout cela nous apporte beaucoup d’inspiration et pas seulement musicale.

Merci au groupe et à Anthony Lapoire pour cette interview.

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