Rencontre avec Marie Flore #2

Par le 28 août 2013

Nous retrouvons Marie Flore une nouvelle fois avec grand plaisir. Cette fois-ci cachée dans un studio en plein de cœur de Paris accompagnée de Robin Leduc, entrain de peaufiner son album. L’occasion de découvrir quelques petits éléments sur celui-ci et en apprendre un peu plus de ses rencontres et de son univers.

Comment se passe ton travail sur ton premier album et ta rentrée en studio ?

Ma rentrée se prépare bien, j’écris mes chansons, j’essaye de les avancer un petit peu en terme d’arrangement et après avec Robin (Leduc) on fait des séances d’écoutes et on choisi un peu les titres que l’on va enregistrer.

Et comment est née cette rencontre avec Robin Leduc justement ?

Elle est née par mon batteur avec qui je travaillais… En fait j’avais commencé mon EP avec un autre réalisateur ou j’ai rencontré le batteur qui est venu faire des sessions et il m’a présenté Robin et j’ai discuté longuement avec lui et c’est de là qu’on a décidé d’enregistrer ensemble l’EP et l’album.

Est-ce qu’il y aura des nouvelles directions sur cet album par rapport à ton EP Feathered With Daggers ?

Assez oui, après ça va rester dans la même veine mais en terme d’arrangement c’est assez éclectique. Il n’y a pas vraiment une chanson qui ressemble à une autre, on a prit des « directions artistiques » et des couleurs toutes différentes et c’est à peu près tout.

Des collaborations peut-être ?

Il y en a déjà eu notamment avec Gregg Foreman de Cat Power et puis il y a deux autres choses en préparation mais je les garde en secret pour l’instant. (Sourire)

Est-ce que tu peux nous expliquer ta rencontre avec Doherty ?

Oui, c’était en tournée puisque j’ai ouvert pour lui sur ses concerts. Du coup on s’est rencontrés sur scène, il est venu me voir pendant les balances et ça c’est fait assez naturellement, je pense qu’il a voulu qu’on joue sur scène ensemble le soir même et du coup c’est parti un peu comme ça par la suite, avec des premières parties et des chansons ensemble. (Sourire)

Tu as une idée de l’image que tu voudra donner à la pochette de ton album ?

Je crois que je l’ai déjà oui ! (Rire) Ça sera dans la même veine et la continuité de la pochette de l’EP mais c’est une surprise ! (Sourire)

Après la sortie du studio comment tu vois la suite des choses ?

Des dates cet automne qui ne sont pas encore toutes confirmées. Plein de choses ! Je vais tourner un clip, sortir un titre inédit début octobre, puis encore un nouveau clip pour aboutir à la sortie de l’album en 2014. (Sourire)

De quoi es-tu la plus fière dans ton parcours jusqu’à présent ?

Je ne sais pas, peut-être mon parcours pas toujours facile, un petit peu long, un petit peu laborieux quand on est d’une nature impatiente comme moi mais je pense que je suis fière de toutes les étapes : les rencontres que j’ai faite, les tournées, les duos… Tout quoi.

Peux-tu me dire quel est ton meilleur souvenir ?

Je pense que c’est le mastering de l’EP dans un passé très proche (Rire).  On est allé dans un studio de Polydor ou est notamment passé Gainsbourg, c’est déjà assez mythique. Et je crois qu’il y a aussi ce moment ou j’étais avec ma manageuse Claire, et le garçon du mastering à tourné le bon bouton, ce qui a fait que sur By The Dozen il y a eu un moment unique dans la pièce ça a été assez incroyable et le son était génial. Du coup on s’est regardés avec elle et on était hyper émues, c’était la fin d’une étape et le début d’une nouvelle, à la fois plein de joie et plein de tristesse.

Et le pire ?

Il y en a beaucoup trop ! Par exemple quand je sors de scène et que je ne suis pas contente de moi, ce genre de petites choses… (Sourire)

C’est quoi pour toi une chanson réussie ?

Déjà certainement pas la vision que les labels en ont (rire), une chanson qui me plaît à moi, une chanson qui me parle où je suis contente des paroles et de la mélodie. Je pense que c’est quelque chose qui touche et qui parle aux gens, c’est très important.

De quoi aime-tu parler à travers tes chansons ?

Bien souvent des mes rencontres, d’amour, de frustration… Là, l’album est clairement très personnel.

Comment tu définirais ta musique ? Est-ce qu’il y a un genre auquel tu t’identifie ?

Alors moi je ne suis pas du tout bonne pour analyser ça, je n’ai pas trop de mots et un peu du mal. Je n’aime pas broder des adjectifs et je crois que je n’ai pas vraiment d’univers défini, je vogue entre plein de choses. On ne peut pas dire c’est du post-rock, ou même par exemple quand on identifie ma musique à de la pop, je ne trouve pas que ça en soit non plus, de la folk encore moins… Je ne veux pas dire que c’est spécial mais je n’ai pas « d’univers » défini tout simplement, je ne pense pas avoir trop d‘étiquette.(Sourire)

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Portrait réalisé à Paris en août 2013 © Mathias Benguigui

Si tu n’étais pas chanteuse tu serais…

Océanographe parce j’aime trop les requins ! (Rire)

Peut-être un endroit où tu rêverais de jouer un jour ?

Le Glastonbury festival ! J’aimerais bien faire une date là bas et puis Wembley aussi. Je n’ai jamais fait de « gros » festivals encore et je pense que ça doit être assez tripant à faire. (Rire)

 Y a-t-il une chanson qui t’a marqué ?

Il y en a beaucoup, tout récemment c’est Hospital de Jonathan Richman qui est magnifique !

Le premier/dernier concert auquel tu as assisté ?

Le premier c’est un que j’ai manqué, je devais avoir 4 ans ou 6 ans c’était Henri Dès et je ne m’étais pas réveillée pour y aller, je faisais la sieste (Rire). Du coup c’est quand même le premier que je devais aller voir ! Le dernier je sais plus du tout….

Le premier/dernier album que tu as acheté ?

Le tout premier album que j’ai acheté avec mes sous c’était Moby – Play que j’écoute toujours d’ailleurs parce qu’il y a beaucoup de trucs top dedans et le dernier que j’ai acheté, je devrais pas le dire mais c’est sur la tournée de Peter Doherty, c’était son album Grace/Wastelands parce qu’il m’avait demandé qu’on chante une chanson que je ne connaissais absolument pas (nb : Sheepskin) du coup je suis allée bêtement l’acheter alors que j’aurais pu l’écouter sur internet en fait ! (Rire) Ça fait longtemps que je n’ai pas acheté un truc.

Est-ce qu’il y a des artistes avec qui tu te sens proche musicalement ?

Musicalement pas trop, à part sur l’esprit, sur ce qu’ils défendent. J’aime beaucoup Brian Jonestown Massacre, Black Rebel Motorcycle Club… C’est des trucs qui me parlent et desquels je me sens proche, j’ai pas de vision globale d’approche de la musique, plus que musicalement car ce n’est pas très ressemblant dans ce que l’on fait…

Et une question que l’on ne t’a jamais posé et que tu aimerais que l’on te pose ?

Eeeeeeuh….Veux tu m’épouser !? (Rire)

Remerciement à Marie-Flore pour nous avoir accueilli en studio, Robin Leduc, Laura Le Baron et Claire Kimpe.

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