Rencontre avec Petit Fantôme

Par le 10 décembre 2013

Depuis le temps que nous souhaitions rencontrer Petit Fantôme autour d’une interview ! C’est maintenant chose faite et c’est dans le cadre du festival Vie Sauvage collection hiver (dont on vous parle ici), à bord de l’Iboat (Bordeaux), que Pierre Loustaunau nous a livré ses impressions sur les dernières dates de l’année 2013 du très fameux Stave-tour

On a lu que de Stave était née la mixtape de façon assez imprévue, que tu n’avais pas voulu faire de cette « introspection », un album. Penses-tu que cela restera une parenthèse dans la discographie de Petit Fantôme?

Pierre Loustenau: Non je crois que je vais en faire d’autres! Mais je pense transformer ça en sessions, partir une semaine quelque part et enregistrer, proposer des collaborations. Ca s’appellera « stave » toujours, « volume 2, 3 etc… ». La prochaine est prévue en 2014. Je pense que les sessions accompagneront l’album sur lequel je suis très concentré en ce moment.

On arrive aujourd’hui à la dernière date de l’année pour le Stave-tour, comment la tournée s’est elle-déroulée? Avais-tu des attentes précises en travaillant le spectacle pour la scène?

P.L.: Oui! Ça c’est très bien déroulé, principalement parce que j’ai de supers copains qui jouent hyper bien. J’ai un peu la tapi rouge, je suis à l’aise avec eux. Je suis satisfait du son, on est allé un peu plus loin que la mixtape en live, on a réussi à la transcender je pense. J’aurais voulu la jouer un peu plus, faire d’avantage de dates. Il y en a quelques unes qui arrivent, le Point Éphémère à la rentrée et quelques unes ensuite.

La sortie (un peu retardée) du format pressé de Stave est-elle une forme de conclusion à ce projet assez hors du temps? 

P.L.: Ça clos l’année! Il y avait une demande et une envie de ma part d’avoir un objet, de cette mixtape entièrement numérique (il y avait le site et c’est tout). Ça été une aventure tellement cool que je suis content de garder quelque chose de tout ça. Le disque va matérialiser toute une année, et puis c’est un beau vinyle.

Gardes-tu en mémoire une date du Stave-tour plus folle que les autre?

P.L: Oui Tour! Je ne sais pas pourquoi… peut-être parce qu’il y avait Rubin Steiner qui criait, il était à fond (rires). Mais il s’est passé un petit truc, j’étais bien là bas. Après le Pitchfork c’était bien aussi, un peu particulier mais cool. Et puis on a fait une date au Silencio (Paris) pour un secret show avant le Pitchfork et c’était blindé, il n’y avait que des pros c’était très drôle et j’ai pu inviter tous mes potes.

On aimerait maintenant en savoir un peu plus sur le son et l’enregistrement de Stave, pourrais-tu nous en parler un peu?

P.L.: J’avais envie que ce soit fort pour les gens, que les passages rocks soient très rock et que les passages plus groove et hip hop aient une bonne assise. Je voulais qu’il y ait de bonne basses, des subs. Que ce soit de la chanson pop, de la variété française même, mais avec un bon volume et en allant vers quelque chose de très rock.

Au niveau du passage de la mixtape au live, as tu tout fait seul?

P.L.: C’est Benjamin Weber à Globe Audio qui a fait le master sur la version digitale et le vinyle. Pour le passage au live je voulais que ce soit mieux joué et cela s’est fait assez facilement parce que ce sont mes meilleurs potes qui jouent avec moi. Le projet leur tenait à cœur, ils étaient très motivés et arrivaient en répète en connaissant déjà les morceaux. Je n’avais presque rien à faire, ils sont géniaux.

On entend en effet un son plus lourd, plus gros désormais. En es-tu arrivé là facilement?

P.L.: Oui, au fur et à mesure des répétitions, mais aussi parce que c’était ma vision de départ. J’avais dans l’intention d’aller beaucoup plus loin pour le live, d’être plus fort, plus bourrin. Le titre « Teahupoo » par exemple, on a eu envie de le faire monter.

PetitFantomeCover

As-tu changé ta manière de travailler entre « Yallah » et « Stave »? La mixtape marque t-elle une nouvelle façon de faire pour toi?

P.L.: Non pas vraiment. Il y a des choses techniques qui ont changé, de nouveaux plugins par exemple. Mais c’est le même laptop, la même carte son et le même micro que durant l’enregistrement de « Yallah ». En trois ans de tournée j’ai un peu travaillé le son, on a tous un peu appris et puisé chacun de notre expérience. Je pense m’être un peu amélioré dans la production. Mais j’ai passé beaucoup plus de temps sur « Stave », notamment sur le mix. Quand tu es seul, que c’est ta musique, que tu y passes beaucoup de temps sans avoir du bon matériel (j’ai de petites enceintes), tu te prends la tête. Le master de Blog Audio m’a bien aidé.

Pour finir, que répondais-tu enfant à la question « que voudras-tu faire quand tu seras grand »?

P.L.: Architecte!

Merci beaucoup Pierre!

P.L.: De rien avec plaisir !

Remercient à Petit Fantôme et Romain pour cette interview. Photo : Florian Duboé.

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