Rencontre avec Superpoze

Par le 01 avril 2013

A l’occasion de son passage à l’Antirouille, le jeudi 28 mars dernier, Superpoze a répondu à quelques questions pour le magazine.

Est ce que tu t’es déjà produit à Montpellier ou est-ce une grande première ?

Non c’est une grande première et je suis super content !

Que penses tu de la scène caennaise ?

En fait, il y a peut-être une scène caennaise, mais pas vraiment un son. Presque tout le monde se connait, mais personne ne fait la même musique.

Il y a des projets que j’adore, comme Fulgeance ou GaBLé. J’ai aussi pas mal écouté les albums d’Orelsan et des Concrete Knives, ce qui n’a strictement rien à voir en terme de son. Il y a pas mal de groupes de pop, et certains projets folks. A Caen, on a créé Combien Mille Records, un collectif/label qui réunit quelques projets d’ici. Superpoze, Samba De La Muerte, Fakear, Dalton Darko, etc.. Je vous encourage à aller écouter tout ça !

Est ce que tu es déjà allé en Islande ? Si non, pourquoi avoir donné ce titre à ton EP ?

Non je n’y suis jamais allé, mais j’aimerais beaucoup. En fait, c’est un ami à moi qui est parti en Islande, et j’ai composé ce morceau juste avant son départ pour qu’il l’écoute là bas.

Que retiens-tu du conservatoire ?

Toutes les bases techniques, d’abord. Là bas j’étais en classe de percussions. J’ai un très bon souvenir des séances en groupes, notamment de l’orchestre, et aussi des stages de percussions traditionnelles étrangères. C’est une bonne période.

Si tu n’étais pas musicien, tu serais ?

Quand j’étais enfant, je voulais être acteur. Alors peut-être que j’aurais essayé de faire ça. Mais c’est difficile à dire car mon éducation musicale a débuté très tôt, et a conditionné toute mon enfance et adolescence.

Aimes tu le froid, les ours polaires, être dans un endroit infini ?

Ça s’entend tant que ça ? En fait, c’est la représentation que je me fais de cette esthétique du froid qui me plait. La projection d’un espace bleu et blanc, froid et ensoleillé. Ce qui pourrait s’incarner dans une belle matinée d’hiver.

Qui s’occupe du côté visuel ? De tes clips ?

C’est Elsa Mahé, une artiste que j’aime beaucoup, qui s’occupe du côté graphique. Elle a notamment réalisé la pochette de mon dernier EP, From The Cold. Pour les clips, je n’ai pas (encore) de réalisateur fétiche. J’ai pour l’instant fait deux expériences de clips, avec deux personnes différentes. Et j’entends bien continuer à expérimenter et découvrir le langage visuel d’autres personnes !

Aimes-tu travailler seul ? Comment travailles tu ?

Oui j’adore ça. C’est un espace de liberté fou et en même temps une remise en question permanente. Composer seul, c’est se rendre très sensible au premier avis extérieur. Il n’y a personne pour modérer, tempérer le processus créatif. Et le risque de perdre le recul sur sa création est à mon avis plus grand qu’en groupe.

Je n’ai pas de méthode de composition établie. Ça part simplement d’une idée. Cette idée peut être une mélodie, une rythmique, un nom, une image. Pour plusieurs de mes morceaux, le nom était là avant les premiers sons.

Penses tu travailler sur un projet de groupe parallèle dans le futur ou ça ne t’attires pas ?

En fait je fais déjà de la percussion et du clavier dans un autre projet. Mais j’ai toujours envie de faire des nouveaux projets, presque un peu trop parfois. En tout cas, pour l’instant je fais cette musique sous ce nom là, mais de nouveaux projets peuvent naitre, d’autres peuvent disparaitre. Ce changement m’anime. Du moment que je fais de la musique qui me plait, me parle, et peut parler à d’autres, tout va bien.

Est ce que des futurs remix sont en cours ?

J’ai fait un remix pour Rone qui devrait sortir dans les prochaines semaines.

Peux-tu me citer 3 groupes que tu écoutes beaucoup en ce moment ?

Trois compositeurs : Nosaj Thing, Edgard Varèse, Philip Glass.

J’ai lu que tu écoutais pas mal de rap au lycée. Aimerais tu collaborer avec un rappeur ?

Oui, et c’est en cours. Je ne sais pas encore ce que ça va donner, mais on a commencé à travailler sur un morceau avec Grems.

Tu enchaines les dates, ça te plait de sauter de ville en ville ? Tu arrives à apprécier chaque moment ?

Oui ça me plait à fond ! Et bien sur que j’apprécie chaque moment, c’est toujours très excitant. Je commence à avoir vu pas mal de villes, je faisais la liste il y a quelques jours. C’est vraiment cool !

Est ce que tu retiens une date particulièrement folle et marquante ?

Récemment j’ai ouvert pour C2C à la Halle Tony Garnier à Lyon. Il y avait un truc comme 10.000 ou 12.000 personnes. C’était énorme !

Remerciement à Gabriel pour avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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