Rencontre avec Théo Lawrence & The Hearts

Par le 07 octobre 2016

C’est à l’occasion de son tout premier Rock en Seine en tant qu’artiste sur la scène de l’industrie que Théo Lawrence & The Hearts inaugure l’édition 2016. Le jeune homme de 21 ans a déjà tout d’un grand, on a eu l’occasion de le rencontrer pour parler de ses influences et de ses premiers ébats avec la musique.

On a écouté ce que tu faisais avant Théo Lawrence & The Hearts, c’était très country alors que désormais tu es beaucoup plus soul. Pourquoi ce revirement de style ? 

Théo Lawrence & The Hearts et ce projet là dont tu me parles, sont deux projets très distincts. Je faisais ça à côté, avec un ami juste comme ça sans réelles ambitions artistiques, c’était plus un exercice de style d’apprivoiser des morceaux folk/country en acoustique. Le groupe quant à lui a toujours eu cette volonté de faire de la soul, on a quasiment mis un an à se créer avec les musiciens et maintenant ça fait un an et demi que l’on joue ensemble, on  a un nouveau claviériste qui est là depuis un deux mois donc ça fait réellement que deux mois que l’on joue tout les cinq. Mais c’est tellement deux styles que j’adore depuis toujours que je serais frustré à l’idée de ma cantonner à un seul et unique style.

Quel est le premier souvenir que tu as de ton premier concert ? 

Hum, ça devait être en sixième. Quand j’ai eu une guitare entre les mains, j’essayais de la faire sonner et l’on m’a dit que ça sonnait pas si mal, alors j’ai directement dis à cinq potes qu’on allait faire un groupe. On s’appelait les “The Butter Cookies“, c’est directement devenu ma passion, notre premier concert c’était à la fête de la musique et depuis je n’ai jamais arrêté d’avoir de groupes, à aucun moment jusqu’à aujourd’hui je n’ai eu aucune formation musicale. Progressivement j’ai rencontré Olivier qui aujourd’hui est le bassiste du groupe et les autres musiciens je les ai choisi précautionneusement au fil du temps parce que l’on partageait le même amour pour la soul.

Justement mis à part « soul », si on te demande de nous qualifier Théo Lawrence & The Hearts avec cinq mots, lesquels ce serait ?

*long moment de réflexion * je dirais sincérité, spontanéité, authenticité et… Orgue Hammond B3 (rires)

Un déclic musical ? On parlait justement de la soul, est-ce-qu’il y a vraiment un artiste qui t’as fait de te dire : “ok je veux faire ça“

Et bien je crois que j’ai pas commencé à écouter de la soul avec les artistes majeurs de la soul. Ce n’est pas par eux que j’ai découvert ce style, mais par des musiciens qui étaient influencés par la soul tout en faisant du rock’n’roll et c’est en regardant leurs influences que je me suis rendu compte que ça venait de là, du coup je suis tombé sur les labels Stax et Motown. Mais je pense que les premiers qui m’ont vraiment fait rentrer dedans c’était les Black Keys alors que c’est indirectement de la soul avec l’album Brothers aka le plus gros déclic de ma vie peut-être. J’y ai trouvé mon compte avec ce côté rock’n’roll, et ce « truc en plus » sur lequel je n’arrivais pas à mettre un nom avant et qui se trouve être la soul.

Rock en Seine est ton premier festival avec Théo Lawrence & The Hearts ?

Non, on a fait des festivals en province cet été. On a joué à Fouras mais aussi au Printemps de Bourges, le Cabaret Frappé à Grenoble ou encore aux Francofolies.

Du coup ton premier festival en tant que simple festivalier ? 

Et bien c’était justement Rock en Seine en 2010, j’étais venu avec mes parents, il y avait MGMT, Eagles of Death Metal en autres.

Ah oui du coup tu écoutes quand même beaucoup de rock’n’roll !

Ouais.. mais mon écoute est plus diversifiée, j’y passe moins de temps que lorsque j’étais au collège mais c’est en moi pour toujours, j’aime énormément ce genre là. Après on a tous grandit avec youtube, avec cet accès tellement simple à la musique, à tout les styles. C’est un truc un peu schizophrène avec des phases, tu peux te taper une énorme phase de six mois avec du bluegrass, t’écoutes que ça et tu te dis que tu veux faire que ça toute ta vie puis tu tombes sur Otis Redding et ça fout tout en l’air, tu décides de faire de la soul, ainsi de suite. En fait l’idée maintenant c’est juste de garder l’élément soul dans le sens radical du terme (la musique qui vient de l’âme), de la même manière que pour moi le bluegrass c’est de la soul dans un sens. Et l’idée du Théo Lawrence & The Hearts là, c’est de synthétiser toutes les musiques que l’on aime mais pas vraiment… Vaste programme.

La chanson que tu aurais rêvé écrire ? 

Alors ça c’est la question que je me pose tout les jours, ça change vraiment souvent. (rires)

Mais par exemple, aujourd’hui, là, tu aurais aimé écrire laquelle?

Hum, il y en a une qui me vient tout de suite à l’esprit parce que c’est la chanson que l’on met avant de monter sur scène pour nous motiver et c’est : « These Arms Of Mine » d’Otis Redding.

Du coup pour la suite ? 

Et bien, là on rentre en studio pendant 3 jours pour faire un EP de quatre/cinq chansons, il va falloir être efficace. Il sortira courant décembre je pense, dans ce coin-là. Uniquement des prises lives.

Remerciements à Rodrigue Mercier son manager et Patricia Téglia son attachée de presse.

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