Rencontre avec Yodelice

Par le 14 octobre 2013

A l’occasion de son tour de chauffe avant la sortie prochaine de son album Square Eyes, Maxime Nucci alias  Yodelice, était de passage à Lyon au Marché gare. L’occasion pour nous de prendre la température de l’artiste avant la sortie de son troisième disque et d’en apprendre un peu plus sur ce personnage qui compte depuis quelques années maintenant dans le paysage pop/folk en France.

Quel a été ton premier coup de coeur musical ?

Je pense que le premier truc qui m’a marqué doit être une chanson d’Hendrix qui s’appelle  » Voodoo Child » car le pédale wha-wha était un effet que je n’identifiais pas comme étant un élément de la guitare normal et j’ai trouvé ça particulièrement énorme. (Sourire)

Qu’est-ce qui a changé depuis ton précédent album « Cardioid » ?

Déjà j’ai pris le temps de vivre entre ces deux disques, car depuis le début de Yodelice, j’enchainais les tournées et bout d’un moment je n’arrivais plus à trouver l’inspiration… Donc je pense que j’avais besoin de passer du temps avec les miens, avec ceux que j’aime et ma famille pour retrouver l’inspiration et écrire « Squares Eyes« .

Comment ce nouvel album est-il né ?

Square Eyes“ est né à New York, je vis en partie là-bas et Xavier, avec qui je travaille depuis 12 ans et qui est le guitariste du groupe depuis le début est venu me rejoindre. On a commencé à enregistrer des maquettes et je me suis rendu compte que j’étais très influencé par cet environnement qui m’entoure. New York a apporté une touche beaucoup plus urbaine au disque, plus dynamique, avec des tempos plus rapides. Une énergie très différente des albums précédents que j’avais fait en Californie qui eux, étés plus aérés.

Est-ce que l’on peut dire que cet album sera plus rock ?

Je pense que oui, je trouve qu’il tend vers quelque chose de plus rock que “Cardioid“. (Sourire)

Quelle est l’origine du nom Yodelice ?

Yodelice vient de trois prénoms de femme : Yolande, Adèle et Alice. C’est une anagramme des trois noms, qui sont des grands mères et des arrières grands mères de ma famille. Yodelice c’est le nom d’une maison familiale dans le sud de l’Espagne , la Casa yodelice, c’est là où j’ai écris les chanson de mon premier album “Tree Of Life“ et depuis le nom est resté.

Qu’est-ce qui a déclenché ton envie de créer ce personnage ?

L’envie de faire une proposition artistique, d’avoir quelque chose à dire, car ayant commencé comme musicien de studio, en tant que technicien de cette industrie  je n’avais pas forcément quelque chose à raconter. Et puis un jour il y a eu une série de chansons qui est arrivée et à ce moment là j’ai senti qu’elles ne pouvait pas être chanté par quelqu’un d’autre que par moi, c’est comme ça qu’a commencé Yodelice.

yodelice-a-co-ecrit-et-co-poduit-le-premier

Tu préfères composer pour toi ou pour d’autres artistes ?

Aider d’autres artistes est toujours plus simple, car sortir quelque chose de soi représente toujours beaucoup de doutes et de questions, c’est comme un petit accouchement, parfois c’est rapide et d’autres fois cela s’avère laborieux et difficile.

Est-ce que tu as une histoire à nous raconter à propos du single « Fade Away » ?

C’est une chanson qu’on a commencé à jouer sur scène il y’a quatre ans déjà et à la base elle devait être sur « Cardioid » mais il nous manquait le refrain, et donc a l’époque, le pont, la partie qui fait : “ There was a day in this town when i tought i had a home“ c’était le refrain. Je n’en était pas totalement satisfait et donc au final, elle n’était pas présente sur « Cardioid« . Longtemps après, il y a deux ans peut être, j’ai dis à Xavier : « Tu te souvient de ce titre ?  » , on l’a rejoué avec le refrain qui fait « Hey ! Look ! » et je me suis dit que c’était un meilleur refrain. Je voulais un truc un peu scandé, comme un slogan et du coup la chanson a pris corps, on l’a enregistré et on s’est dit que ça donnerait un bon premier single.

Ton meilleur et ton pire souvenir depuis le début de Yodelice ?  

Des bons souvenirs… il y en a beaucoup, surtout des souvenirs de live, que ce soit Solidays un jour de canicule devant 20 000 personne avec les pompiers et leurs lances à eau pendant que toi tu et là entrain de faire un solo de guitare et tu te dis  » Ce n’est pas possible je suis entrain de vivre ça ! « . Des moments comme celui-la il y en à eu plein, mais il y a aussi des moments plus difficiles a cause de la fatigue, des moments où il faut être endurant mais je ne pense pas que l’on puisse dire que ce sont de mauvais moments.

Yodelice porte une larme, est-ce que cela signifie que c’est un personnage blessé ?

En fait, ce que j’ai trouvé beau dans la larme, c’était le fait que ça soit un témoignage de sentiment extrême, de tristesse ou de joie. Il y avait aussi ces clowns blancs qui avaient des triangles maquillés en-dessous des yeux et au dessus des yeux, je me suis contenté de celui-ci mais il y avait quelque chose d’assez clownesque là-dedans et quelque chose de pas forcément lié à la tristesse mais à la joie.

Pour en revenir à la guitare, est-ce l’instrument avec lequel tu as commencé la musique ?

En fait, j’ai commencé par la trompette, ensuite j’ai fait du piano pendant longtemps et la guitare c’est venu après, quand je me suis mis à écouter du rock.

Tu préfères jouer sur une grande ou sur une petite scène ?

J’aime les deux, ce sont deux choses totalement différentes. Par exemple là ce soir comme c’est un petit club on se concentre essentiellement sur la musique, il n’y a pas de scénographie. Sur les grandes scènes avec de grands espaces et de gros moyens techniques on peut faire des « shows » et c’est génial aussi, ce sont deux exercices différents que j’aime autant.

Y’a t-il une scène ou un lieu dans lequel tu aimerais particulièrement jouer ?

Pour l’instant on à pas joué au Etats-Unis , j’aimerais bien y jouer, on a fait l’Australie, l’Allemagne, l’Autriche mais pas encore les U.S.A.

Comment tu sens la sortie du nouvel album ?

Je ne m’occupe pas trop de la promotion du disque, ma manière de le faire connaître c’est de le jouer en live. Je trace ma route et ce qui est génial c’est d’enchaîner une série de concert complet d’un album qui n’est pas encore sorti, ça pour moi c’est une grande satisfaction.

Penses-tu avoir besoin de ce personnage pour t’exprimer durant tout le reste de ta carrière ?

Je pense que Yodelice et Maxime Nucci ne sont devenu qu’une seule et même personne, c’est toujours très étrange de parlé de soi à la troisième personne, forcément il y’a un effet schizophrénique mais au bout d’un moment les deux personnes n’en forment qu’une, c’est vraiment devenu mon avatar musical, dés que ferai une note de musique ce sera Yodelice.

Est-ce que le métier d’acteur t’attire ?

J’adore jouer la comédie et raconter des histoires donc oui, évidemment. Mais pas à n’importe quel prix, j’aimerai attendre de trouver un joli projet, car mon vrai métier, c’est la musique.

A quel âge as-tu commencé la musique ?

J’ai commencé très tôt, à 6 ans au conservatoire, mais je faisais sa comme un gamin du conservatoire, j’étais pas plus passionné que ça. Sa a vraiment commencé vers 12 13 ans, quand j’ai commencé la gratte, quand j’ai commencé a écouter mes propres disques, c’est là que c’et devenu plus sérieux.

L’endroit ou tu prend le plus ton pied ?

La scène.

Et pour finir, ta saison préféré ?

L’été, j’aime le soleil, la chaleur et la lumière, je pense que sa vient de mes origines méditerranéenne.

Remerciement à Maxime Nucci, Armonie Bessoussan et Mercury pour cette interview.

, , , , ,