Rencontre We Are Match #2

Par le 25 septembre 2015

Le premier album enfin dévoilé. Deux années, c’est le temps qu’il aura fallu aux quatre normands de We Are Match pour préparer Shores, résultat ? Un album des plus ambitieux à la couleur pop délicieusement inspirée du meilleur de la scène Canadienne. Après le joli succès de Relizane, premier EP sorti en 2013 porté par le mini-tube « Violet », cette première grande pierre offerte par le groupe est le résultat de deux années durant lesquelles ils se seront aussi retrouver entre ami autour de cette passion pour la musique à la fois éclectique et rassembleuse à expérimenter des sonorités nouvelles au fin fond d’une forêt. 2015 pour eux ? C’est aussi un passage remarqué et remarquable par l’incontournable festival Rock en Seine : « Un moment vraiment génial, on y va tout les ans et on est vraiment très fier de faire partie de la programmation cette année, ça nous évoque un tas de souvenirs, mon premier Rock en Seine à moi c’était en 2006 et quasiment dix ans plus tard, je me retrouve ici avec le groupe, les potes, c’est vraiment incroyable ! » nous dit Gwenaël, l’un des claviéristes des cinq magiciens.

Et les influences dans tout ça ? Assez éclectique évidemment, mais avec des groupes cultes qui les réunissent encore une fois et ça se ressent sur l’album, à l’image de Beirut et Matt Elliot par exemple pour Simon (guitariste/chanteur) que l’on peut retrouver sur des morceaux comme « Shores » ou « L’avenue », qui est d’ailleurs le seul titre en français de cet album. Les génies sont aussi de la partie, Thom York et Portishead en tête de liste pour le groupe. Et le premier album qu’ils ont eu dans les mains alors ? « Je crois que c’était un vinyle des Shadows que j’avais acheté avec mon papa quand j’étais tout petit à Evreux dans un disquaire » répond Gwenaël, « Moi je penses que c’était un album de Radiohead » réplique Aurélien. Une passion pour la musique dès le plus jeune âge donc pour les compères. Niveau concert ? Ça sera Archive au Forum Jeune du Mans à 15 ans pour Gwenaël. Aurélien lui, n’est plus très sûr : « Je crois que l’on m’avait offert des places pour AaRON, pour la réponse honnête ».

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Pour en revenir à la genèse même du groupe, le premier concert ne date pas tellement : « C’était dans l’appartement de notre manageur, il avait invité tout ses potes et du coup on avait joué sur un canapé tout pourri, c’était une bonne soirée et depuis c’est devenu notre manageur » nous dit Gwenaël, en salle c’était à l’International, l’un des moments les plus stressants dans la jeune carrière des cinq Normands nous répond Aurélien : « La première fois que tu mets face à un public, tu te prépares énormément, c’est un stress énorme d’être confronté à des gens que tu ne connais pas pour la première fois, ça change de ta salle de répète ».

Bref, un groupe sincère, profitant de chaque instant qui leur arrive au quotidien et un premier album à l’ambition grande, loin des premières comparaisons à Alt-J mais avec une couleur forte, peut-être moins accessibles que les premiers morceaux, mais tout aussi passionnant. L’un de nos gros coup de cœur de cette rentrée 2015.

Mini quizz spéciale Rock en Seine

Little Lions : Votre album de 2015 ?
We Are Match : Tame Impala !

Little Lions : Une anecdote autour du projet ?
Gwenaël: « Ça tourne autour de Super Mario Smash Football (rire) ! Quand on préparait le premier album, des fois on avait besoin de se détendre, des fois tu es en panne d’idée et tu pètes un plomb devant tes sessions de pro tools. Du coup on avait emmené une Game Cube et à mon avis il y a eu les pires insultes possibles durant ces moments détentes. »
Aurélien : « Gwenaël nous a même boudé pendant deux jours, on pouvait plus se voir, je crois qu’on l’a un peu trop humilié… »

Little Lions : Et votre bilan jusqu’à maintenant ?
Aurélien : « Tout commence à être concret, le vent commence à prendre, tournée le plus possible et faire grandir encore et encore cette belle aventure humaine »
Gwenaël : « C’est une chance incroyable de partager ça avec tes potes, de vivre ça entre nous, d’apprendre et s’épanouir tous ensemble, et de voir tout ça se réaliser, de sortir de nos voix tout ce que l’on peut ressentir, c’est assez incroyable. »

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